Le bâtiment proposé, dénommé « centre d’entraînement », regroupe les activités liées à la maîtrise de la violence. Il comporte un double stand de tir, un DOJO, une salle de formation ainsi qu’une zone d’exercices extérieure.

Limité à un niveau (hors sol), le projet s’inscrit de façon discrète dans le site. A dominante horizontale, les volumes proposés sont simples et sobres.

Le centre d’entrainement présente une esthétique en adéquation avec sa fonction. Les façades, essentiellement fermées, reflètent une certaine « confidentialité », « discrétion ». Ce caractère défensif est, cependant, contredit par le traitement « en creux » du patio d’entrée et l’auvent qui créent un appel et guident les usagers vers l’entrée. Le bâtiment présente un jeu de toitures dont les pentes opposées font écho à la volumétrie du commissariat de police voisin. L’auvent d’entrée se présente comme un pli dans la toiture créant un élément vertical qui ponctue la façade principale. Le patio est traité comme un jardin minéral d’inspiration japonaise, conférant une certaine sérénité à l’ensemble.

Les façades sont bardées de tôles sinusoïdales en zinc de teinte anthracite, placées verticalement.

Les lignes de tir prennent place en sous-sol, ce qui permet de réduire de façon drastique l’impact acoustique de l’activité, tout en limitant l’emprise au sol du bâtiment.

On retrouve, par ailleurs, au rez-de-chaussée un DOJO pour la pratique des techniques de défense et une salle de formation pour les cours théoriques en relation avec les activités du centre.