Le site choisi est un terrain d’angle situé en bordure du contournement sud de Nivelles et le long de la chaussée de Charleroi (voie de pénétration vers le centre-ville).

Il fut d’emblée évident que cette position stratégique devait recevoir un bâtiment-signal, affirmant sa fonction et son caractère d’édifice public.

L’implantation de la caserne est telle que les flux entrant et sortant des véhicules d’intervention ne se croisent jamais pour des raisons de sécurité.

Le rez-de-chaussée est un vaste hall industriel d’une hauteur de six mètres comportant, d’une part, le garage feu et, d’autre part, le garage ambulances.

L’étage comprend les locaux de vie et, en façade avant, le local de commandement avec une vue panoramique sur les accès au site.

Du point de vue architectural, la volonté était de réaliser un bâtiment qui ne soit pas hermétique, austère mais bien dont le caractère se rattache à la ville. Dans cette optique, le matériau choisi pour les façades du hall industriel est la brique (matériau urbain et traditionnel). Le hall, comporte, par ailleurs, de nombreuses portes sectionnelles vitrées qui mettent véritablement « en vitrine » les véhicules d’intervention.

Pour éviter l’aspect “ boîte “ qu’a généralement ce type de construction industrielle, la façade principale se termine en biseau par un grand talus de sorte que la caserne semble émerger du sol.

Les locaux administratifs, en porte-à-faux et habillés de noir, marquent l’angle du bâtiment et créent un contraste avec les façades de brique.

La dominante horizontale de la caserne est ponctuée par la verticalité de la tour d’exercices (combinaison de béton et d’acier) qui culmine vingt-cinq mètres au-dessus du sol.